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L'export n'est pas une option de fin de projet

Reléguée en dernière ligne du cahier des charges, la fonction d'export est celle qui décide si vos données vous appartiennent réellement.

·2 min de lecture

L’export figure en fin de liste, après les fonctionnalités « vraiment utiles ». Il est le premier réclamé une fois l’outil en service, et le seul qui compte le jour où il faut en changer.

Trois usages, trois exports différents

L’usage métier quotidien. Quelqu’un veut faire un tableau croisé, ou envoyer une liste à un partenaire. Il attend un fichier tableur, avec les intitulés lisibles et les filtres en cours appliqués. C’est l’export le plus demandé, et le plus simple.

L’usage d’interconnexion. Un autre système consomme les données régulièrement. Il attend un format stable, documenté, versionné — CSV avec un séparateur explicite, ou JSON. Ici, la stabilité prime sur la lisibilité : renommer une colonne casse le partenaire.

L’usage de réversibilité. Tout, avec les relations et les fichiers joints, dans un format relisible sans l’application. C’est celui qui n’est jamais testé, et le seul qui compte en cas de rupture.

Confondre les trois donne un export qui ne sert bien à aucun.

Ce qu’un export complet doit contenir

Les tables, mais aussi les fichiers déposés par les utilisateurs, et la correspondance entre les deux. Un export de base sans les pièces jointes est un export partiel, et le découvrir pendant une migration coûte cher.

Les codes internes doivent être accompagnés de leur libellé. Une colonne remplie de statut: 3 sans table de correspondance est illisible hors de l’application qui l’a produite.

Le volume change la conception

Un export de deux cents lignes se génère à la volée. Un export d’un million de lignes lancé dans une requête web occupe la mémoire du serveur, dépasse le délai d’attente, et échoue — généralement en production, jamais en recette.

Au-delà de quelques milliers de lignes, l’export devient une tâche de fond : lancée, puis notifiée par un lien de téléchargement. Ce changement se décide au moment de la conception, pas lorsque le premier gros client arrive.

Une question à poser à tout fournisseur

Sous quel format, à quel prix et dans quel délai les données sont-elles restituées à la fin du contrat ?

Une réponse écrite et précise est un bon signe. Une réponse évasive indique que la question n’a jamais été traitée — ou qu’elle l’a été, dans l’autre sens.