Le contenu périme, et ça se voit
Une page fausse fait plus de dégâts qu'une page absente : elle est lue, crue, et personne ne sait qu'elle a cessé d'être exacte.
Un tarif de 2022, un nom de contact parti depuis, une procédure remplacée. Ces pages ne signalent rien : elles s’affichent normalement, et sont crues.
Une page absente déclenche une recherche. Une page fausse déclenche une action erronée.
Deux informations à porter sur chaque page
Un propriétaire nommé. Pas un service, une personne. Un contenu dont la responsabilité est diffuse n’est révisé par personne.
Une date de dernière révision, visible du lecteur. Elle ne rend pas la page exacte, mais elle rend son âge visible : un lecteur qui voit « révisé il y a trois ans » sait quoi en penser.
Ces deux champs coûtent deux lignes dans le modèle de contenu, et changent le comportement des deux côtés.
Trier par ce qui est lu, pas par ce qui est vieux
Réviser un site entier est un chantier qui n’aboutit jamais. Le tri se fait sur le croisement de deux critères : la fréquence de consultation et la date de dernière révision.
Les pages très consultées et anciennes forment une liste courte, souvent une vingtaine de pages. C’est là que se trouve la quasi-totalité du risque.
Les pages jamais consultées et anciennes forment la seconde liste, et la question qui les concerne n’est pas de les réviser mais de les supprimer.
Supprimer est une action éditoriale
La réticence est constante : « ça peut toujours servir ». En pratique, une page que personne ne consulte depuis deux ans dilue la recherche interne, allonge les listes et fait douter du reste.
Supprimer proprement suppose une redirection vers la page la plus proche, pour ne pas casser les liens existants. C’est le seul travail que la suppression demande.
Le contenu daté par nature
Certaines pages sont explicitement liées à une période : un tarif annuel, un règlement, une offre saisonnière. Elles gagnent une date de validité dans leur modèle, et un affichage automatique quand elle est dépassée.
Un bandeau « ce tarif était en vigueur jusqu’au 31 décembre 2024 » vaut mieux qu’un tarif faux affiché sans réserve, et mieux qu’une page supprimée dont l’adresse circule encore.
Une revue au calendrier
Une heure par trimestre, sur la liste courte des pages très lues et anciennes. C’est peu, c’est tenable, et cela suffit — à condition que la liste soit produite automatiquement, sinon la revue consiste surtout à fabriquer la liste.